Géraldine Guasch

Chercheuse



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Bio :

En tant que biologiste spécialiste des cellules souches et du cancer, je m’intéresse depuis longtemps à la compréhension des premières phases de la formation tumorale. Cela m’a conduit à étudier la biologie des cellules souches sanguines, à l’INSERM, en France, dans des conditions normales et pathologiques. Lors d’un postdoctorat à l’Université Rockefeller de New York, au sein du laboratoire de renommée internationale du Dr Elaine Fuchs, j’ai travaillé sur la niche des cellules souches cutanées, la signalisation cellulaire et leur rôle dans le développement du cancer, en utilisant un modèle murin que j’ai mis au point pour un domaine fréquent et encore mal compris de la carcinogenèse : l’épithélium transitionnel (Guasch et al., Cancer Cell 2007).

J’ai ensuite occupé un poste de maître de conférences au département de biologie du développement du Cincinnati Children’s Hospital, aux États-Unis, où j’ai créé un programme de recherche qui applique les découvertes fondamentales en biologie des cellules souches à plusieurs programmes cliniques, notamment en oncologie, en ingénierie cutanée et dans le traitement des malformations anorectales. Actuellement en France, je suis directrice de recherche titulaire à l’INSERM, au sein du Centre de recherche sur le cancer de Marseille. Mon équipe utilise les zones de transition comme modèle unique pour étudier les mécanismes moléculaires par lesquels les cellules souches épithéliales normales participent à la croissance tissulaire normale et peuvent devenir tumorigènes. Depuis 2019, je suis également directrice scientifique de la plateforme d’organoïdes 3D-Hub-O, labellisée Canceropôle Sud et IBiSA.

Cette plateforme permet aux chercheurs de développer des modèles multicellulaires 3D in vitro, dérivés de tissus normaux ou tumoraux, qui reproduisent les caractéristiques, l’hétérogénéité et la microanatomie des organes étudiés. Grâce à ces modèles, nous étudions les mécanismes de résistance aux médicaments et nous avons développé la miniaturisation des cultures d’organoïdes afin de rechercher des marqueurs prédictifs de la réponse au traitement. L’objectif final est de développer des méthodes de criblage automatisées à grande échelle, adaptées aux organoïdes dérivés de chaque patient.





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